Volontaire de Service Civique Biologie/Écologie – projet 137 (F/H) Crozet

7 janvier 2026
VSC

Localisation

29280 Technopôle Brest Iroise, Bretagne

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A propos

L’Institut polaire français est un organisme public chargé de la mise en œuvre de la recherche française dans les régions polaires. Parce que l’accès et le séjour dans ces régions sont difficiles, l’Institut polaire déploie des moyens particuliers et conséquents, des technologies avancées et emploie les compétences et connaissances spécifiques de son personnel pour rendre possible une recherche scientifique d’excellence dans ces milieux extrêmes : https://institut-polaire.fr/fr/


Chiffres clé :
• 50 permanents
• 30 corps de métiers représentés sur le terrain
• 6 stations gérées scientifiquement et/ou logistiquement
• Plus de 40 refuges ravitaillés et entretenus
• 2 navires de station
• 1 navire ravitailleur

Chaque année sur le terrain
• 360 scientifiques
• 170 techniciens et logisticiens pour 40 000 jours de mission
• 90 projets de recherche soutenus
• 450 tonnes de matériel acheminé par an

Votre mission

Selon les contraintes opérationnelles, cette offre de mission est susceptible d’évoluer voire d’être annulée.

Mission :

Dans le cadre du Volontariat de Service Civique (VSC), l’Institut polaire français recherche un candidat ou une candidate ayant des connaissances pratiques et théoriques en écologie pour des missions de recherche sur les oiseaux marins (manchots royaux). Le/la candidat(e) participera à un hivernage d’une durée minimale de treize mois sur la base scientifique des Iles Crozet situées dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises (Subantarctique), au sein d'un groupe d'une vingtaine de personnes (personnel scientifique et personnels assurant la logistique, l’entretien de la station scientifique).

Départ prévisionnel sur le terrain : mi-octobre 2026

Préparation à la mission :

Disponibilité demandée à partir de mi-septembre 2026 afin de suivre plusieurs formations préparatoires, principalement au sein du Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive à Montpellier (CEFE-CNRS, 34). Au retour de l’hivernage, une période de cinq semaines au laboratoire d'accueil est également possible.

Le/la volontaire retenu(e) participera à un séminaire d’une semaine organisé fin septembre 2026 à l’Institut polaire à Plouzané (29). Il/elle fera connaissance avec les permanents de l’Institut mais aussi avec ses futurs co-hivernants. Le personnel de l’Institut polaire mettra à profit ce séminaire pour sécuriser le départ du/de la volontaire en lui donnant toutes les informations utiles pour la mission. Le/la volontaire participera notamment à des présentations des projets scientifiques et à des formations liées à la sécurité en milieu isolé.

Cette mission est une occasion unique de participer, un an durant, au suivi à long terme de l’écologie et de la biologie des manchots royaux, et de vous consacrer à la recherche scientifique, tout en apprenant à connaître ces oiseaux étonnants ! Le/la candidat(e) idéal(e) est biologiste (formation en biologie ou vétérinaire), passionné(e), prêt(e) à partir pour une mission d’un an dans les conditions d’isolement des Terres Australes et Antarctiques Françaises.

Objectifs du projet :

L’objectif du projet 137 est de comprendre le fonctionnement et l’évolution de l’océan Austral, à travers l’étude d’espèces sentinelles de leurs écosystèmes, le Manchot royal (à Crozet et Kerguelen). Les différentes approches que nous mettons en œuvre partagent une même philosophie : l’étude à long terme d’individus non dérangés dans leur milieu naturel au moyen de méthodologies innovantes.

Nos objectifs incluent plus particulièrement :

- Le suivi de ces populations d’oiseaux marins. Ce suivi a pour but l’étude de l’évolution des écosystèmes subantarctiques et antarctiques sous l’influence des changements globaux (changement climatique, pollution, pêcherie, etc.), à travers leur impact sur ces oiseaux marins (Observatoire du vivant ANTAVIA).

-  L’étude démographique centrée sur la survie et les stratégies de reproduction de ces oiseaux marins, au moyen d’un suivi électronique à long terme (puces RFID).

- L’étude comportementale des processus structurant les colonies animales, à la lumière de caractéristiques individuelles (phénologie, âge, etc.) et des variations spatiales de l’habitat (terrain, paysages acoustiques).

- L’étude de la distribution en mer et des stratégies de recherche alimentaire en mer de ces oiseaux marins (systèmes de positionnement GPS/ARGOS/GLS, capteurs de profondeur et de mouvement, etc.), notamment à travers une approche individu-centrée.

Durant toute la mission, le/la VSC est accompagné(e) par un tuteur, personnel permanent de l’institut, ainsi que des collaborateurs spécifiques (Ressources Humaines, référents techniques, responsables de projets) soit en présentiel soit en distanciel.

Activités sous la responsabilité du porteur de projet et de son tuteur :

Assurer la continuité d’un suivi à long terme qui dure depuis des décennies. Pour cela, il faudra participer à la collecte des données d’observations sur le terrain pendant un an : les activités intègrent du marquage et du suivi des manchots royaux de l’Ile de la Possession (Crozet), une participation à la gestion des données, aux opérations logistiques (gestion des échantillons, du matériel, etc.) et à la vie de la base scientifique. Les missions, menées en équipe, se font à la fois durant l’été austral (de novembre à mars) où de nombreux campagnards d’été sont également présents, et en hiver (d’avril à octobre) où le nombre de personnes présentes sur les stations de recherche est plus restreint.

- Marquage annuel des manchots (poussins et adultes) qui seront suivis durant leur vie (mesures biométriques, prise d’échantillons biologiques, implantation de puces électroniques, etc.).

- Suivi des individus déjà marqués tout au long de leur cycle de vie : observations directes (e.g. suivi de reproduction journalier), capture pour biométrie et prises d’échantillons biologiques, pose d’enregistreurs électroniques, etc.

- Utilisation et maintenance des différents systèmes électroniques de collecte des données (antennes de détection RFID, caméras, biologgers, balances électroniques, enregistreurs acoustiques, capteurs sismologiques, etc.) en coopération avec d’autres personnels sur la station de recherche et sur plusieurs sites isolés, et en étroite interaction avec les membres de l’équipe projet.

- Gestion logistique du projet : suivi des stocks de matériel, inventaires, réception et envoi du fret avec le navire ravitailleur, rédaction de comptes rendus d’activité mensuels.

Activités communes à tous les expéditionnaires :

Il/elle pourra participer, au même titre que les autres personnels en mission (CDD/CDI/militaires/scientifiques…), aux tâches d'intérêt général pour le bon fonctionnement de la station. Cela peut consister à faire des exercices de sécurité, être formé aux premiers secours, aux manipulations hélicoptères, contribuer à la chaine logistique lors des escales du bâtiment ravitailleur, ainsi qu’à l’entretien des parties communes et au service base (opération base blanche, gestion du bar).

Matériel utilisé :

Équipement de radio-identification (RFID) : injecteur de puces électroniques, lecteurs RFID portables ou fixes

Équipement de mesure (pesons, réglets, balances manuelles) et de prise d’échantillons biologiques (seringues, tubes)

Équipement de laboratoire de base (centrifugeuse, microscope)

Matériel de capture d’image et de son (caméras, enregistreurs acoustiques)

Loggers/Enregistreurs embarqués (accéléromètres, GPS/GLS/ARGOS, profondimètres)

Matériel de terrain (jumelles, GPS, appareils photos numériques)

Liens vers des vidéos et articles en lien avec les activités du programme/membres de l’équipe :

https://vimeo.com/400902144?fbclid=IwAR2Ljq1pcrixcWegSYzm0fDZTCpvTE3_MzfGT1GZOP7Dl2K9YEoRZpuDkeE

https://savoirs.unistra.fr/innovation/rfideep-analyser-en-temps-quasi-reel-les-donnees-de-differentes-populations-danimaux

https://savoirs.unistra.fr/talents/lexperience-scientifique-et-humaine-en-terre-adelie-de-teo-barracho

Indemnités :

L’Institut paye les indemnités du VSC, nécessairement sous le SMIC, afin de ne pas être qualifiées en CDD :

- Indemnité de base obligatoire de 772,88 € brut intégrant la prestation en nature pour des frais d’alimentation ou de transport prise en charge par l’IPEV.

- Indemnité supplémentaire facultative (Arrêté du 25/01/2011) pour un Service Civique dans les départements et collectivités d'outre-mer, en Nouvelle-Calédonie et les TAAF. De 789,85€ brut, elle n’est due que pendant les missions dans les TAAF et subit un abattement de 60% lorsque le logement est fourni.

Durant les périodes en métropole (stage préparatoire ou de dépouillement, formations) le VSC peut prétendre à l’indemnité de base. L’indemnité supplémentaire n’est légalement pas exigible (car hors mission aux TAAF) mais l’IPEV consent à en verser l’intégralité portant l’indemnité mensuelle totale à 1 411,15 € net (déduction faite des charges sociales CSG-CRDS).

Durant les périodes dans les districts TAAF : l’indemnité de base est versée, ainsi que l’indemnité supplémentaire avec abattement de 60% soit 315,94 €. Le VSC percevra une indemnité mensuelle totale de 983,21 € net (déduction faite des charges sociales CSG-CRDS).

Durant ses congés, et les périodes durant lesquelles le VSC est logé par l’IPEV ou les laboratoires, l’abattement de 60% est appliqué sur l’indemnité supplémentaire.

Le profil idéal

Formation souhaitée : Une formation en biologie, en médecine vétérinaire. De préférence université, école vétérinaire ou grande école avec enseignement en biologie, mais toute autre formation pourra être considérée.

Connaissances / expériences recherchées :

La/le candidat(e), très motivé(e) par la recherche et le travail de terrain devra, au cours de son cursus et/ou des stages réalisés, avoir reçu et acquis une formation pratique à la manipulation d'animaux, aux mesures biométriques, à la prise d’échantillons biologiques, ou de marquage...

Une expérience préalable en manipulation de faune sauvage est souhaitée (par exemple centre de soin, station de baguage, participation à un projet scientifique, voire expérience en zoo). Une Certification en Expérimentation Animale (niveau Opérateur) serait un plus.

Une expérience de travail de laboratoire sera un avantage.

Une connaissance des outils informatiques de base est demandée (gestion de bases de données, utilisation de tableurs, SIG, traitement d’image ou de son, bases de programmation, etc.).

Qualités requises : Capacité à travailler en équipe, capacité à vivre en milieu isolé, esprit scientifique, autonomie, organisation, sens du dialogue et de la vie en communauté, bonne résistance physique. Une certaine expérience de la vie “au grand air” sera très utile (grande randonnée, alpinisme, navigation, etc.).

Processus de recrutement : Le personnel est recruté sur des critères stricts conditionnés par le contexte spécial des Terres australes et antarctiques françaises qui imposent notamment des examens médicaux physiques et psychologiques. Cette visite médicale sera organisée par l’Institut polaire et se déroulera à Paris, Brest, Lyon ou Marseille à l’issue des entretiens de recrutement.

Les hivernages sont d’une durée d’au moins 13 mois consécutifs, et constitués d’un groupe restreint de personnes (entre 15 et 60 selon les sites). Dans ce contexte d’isolement, l’aptitude à l’intégration et à la vie en communauté des candidats est un critère primordial.
 

Date limite de candidature fixée au 10/03/2026
                                                                               

Envoyer CV avec photo et lettre de motivation en vous connectant à l’adresse suivante : https://institutpolaire.nous-recrutons.fr

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